Groupe de mentorat

Le Massager

Une expérience enrichissante pour faire avancer sa carrière

En mars dernier, la troisième cohorte du programme de mentorat de la FQM a terminé ses activités. Près d’une dizaine de dyades mentors-mentorés ont ainsi vécu une expérience pour le moins enrichissante, autant sur le plan professionnel que personnel. Pour savoir ce qu’en ont retiré les participants, Le Massager a rencontré deux mentorés de cette troisième cohorte, Anouk Bellemare et Meriem Elidrissi, toutes deux massothérapeutes agréées.

Anouk Bellemare est massothérapeute depuis 14 ans. Lorsqu’elle s’est inscrite au programme de mentorat, elle venait de démarrer son entreprise et avait besoin d’un accompagnement professionnel pour développer ses affaires. Toutefois, lorsque le programme a débuté, les plans d’Anouk avaient changé : elle aspirait désormais à enseigner la massothérapie. Elle a tout de même poursuivi le projet, convaincue que le jeu en valait la chandelle.

De son côté, Meriem Elidrissi pratique la massothérapie depuis plusieurs années. Il s’agit pour elle d’une deuxième carrière. En effet, dans une autre vie, elle a occupé le poste d’adjointe administrative au sein d’une grande compagnie. La massothérapeute s’est inscrite au programme de mentorat alors qu’elle démarrait son bureau à la maison. Poussée par la curiosité, Meriem recherchait un soutien professionnel pour faire cheminer sa carrière.

C’est ainsi que les deux massothérapeutes se sont lancées dans l’aventure du mentorat. Elles ont d’abord participé à une rencontre organisée par la FQM entre les mentors et les autres mentorés. Une sorte de speed dating visant à jumeler les participants selon leurs besoins et leurs intérêts. Par la suite, la FQM a procédé au jumelage des dyades.

Répondre à un besoin d’encadrement

La FQM a mis sur pied son programme de mentorat dans le but de soutenir ses membres dans leur cheminement professionnel. Le programme vise donc à accompagner les massothérapeutes, à favoriser le développement et l’intégration de leurs compétences, de même qu’à leur fournir une expertise tangible pour atteindre leurs objectifs professionnels.

Au moment de commencer le programme de mentorat, Anouk et Meriem avaient plusieurs années d’expérience derrière elles. Elles avaient suivi une formation de base en massothérapie, mais avaient également complété plusieurs spécialisations. Pourtant, chacune s’était fixé des objectifs de carrière pour lesquels elles avaient besoin d’être guidées. Selon Meriem, « le programme de mentorat apporte un encadrement que l’on ne retrouve pas dans les écoles de massothérapie ». Le programme répond donc à un besoin tangible des massothérapeutes, qu’ils soient ou non expérimentés.

Miser sur la confiance et le développement des compétences

La relation entre le massothérapeute et son mentor va bien au-delà de l’accompagnement. Pour Anouk, l’expertise de son mentor l’a amené à prendre de l’assurance et lui a permis de mieux s’organiser sur le plan professionnel. Même chose pour Meriem et son mentor. « Il m’a encouragée à être plus curieuse, à découvrir et à combler mes besoins, à aller au-delà de ce que j’avais comme formation, soutient la massothérapeute. Il m’a amené à prendre confiance en moi, à voir les choses différemment. »

Grâce à leurs mentors respectifs, Anouk et Meriem ont pu développer leur clientèle, parfaire leurs techniques de massage et approfondir leurs connaissances. Mais, par-dessus tout, elles ont appris à mettre derrière elles des doutes qui les avaient jusque-là empêchées d’avancer.

Échanger pour faire grandir tous les participants

Bien que l’objectif du programme de mentorat soit de fournir une expertise et un accompagnement professionnel à un massothérapeute pour développer sa carrière, le mentoré n’est pas le seul à retirer des avantages du jumelage. Comme Anouk l’explique en parlant de son mentor : « C’est quelqu’un qui était capable de me ramener dans la bonne logique, mais de me suivre en même temps. Et quand elle me suivait, ça l’amenait sur son propre chemin. » Les échanges sont donc partagés et les deux parties peuvent tirer profit de l’expertise et de la personnalité de l’autre.

En outre, le programme de mentorat est l’occasion de développer de nouvelles relations professionnelles avec des massothérapeutes possédant des compétences différentes et souvent complémentaires aux nôtres. De ces relations naît parfois une amitié, comme ce fut le cas pour Anouk et Meriem, qui ont toutes les deux gardé contact avec leur mentor.

Un programme essentiel… pour tous

Pour Anouk, l’expérience du mentorat fut extraordinaire tant sur le plan humain que professionnel. « Il se présente tellement de choses dans une carrière et il y a tellement de possibilités à créer qu’à un moment donné, on a besoin de quelqu’un qui en a vu d’autres pour nous aider à nous recentrer, explique-t-elle en précisant que la massothérapie est toujours en mouvance. Le mentorat est utile surtout dans les périodes de transition. Et ces transitions peuvent se présenter au début, en milieu ou en fin de carrière. »

Meriem, pour sa part, ressort avec une confiance renouvelée. « Nous sommes tous des massothérapeutes. Mais le fait de fréquenter un autre thérapeute ayant une bonne expérience permet au plus jeune d’avoir un bon soutien pour l’avenir. Parfois, on a juste besoin de quelqu’un pour nous dire : t’es capable! » Et le mentor est là pour ça.

En terminant, nous avons demandé aux deux participantes de nous résumer en quelques mots leur appréciation du programme de mentorat. « Une très belle expérience, conclut Meriem. J’ai eu la chance de créer une belle relation d’amitié avec mon mentor, une personne très généreuse de son temps ». Anouk y est allée de trois mots : extraordinaire, avancement et complétude. Ainsi, par son aspect complémentaire à la formation offerte dans les écoles, le programme de mentorat fait écho à la globalité de la massothérapie.

Pour plus d’information sur le programme de mentorat de la FQM, cliquez ICI 

  Rédaction Katia Vermette