Le Massager

Vol. 28 numéro 3
Date de parution : 01-11-2011
Auteur : Michèle Guérin*

 

Certains maux de dos sont plus spécifiquement féminins, non pas tant dans leurs manifestations que dans leurs origines: les différentes phases du processus de reproduction, des problèmes biomécaniques qui y seraient liés à plus ou moins long terme, les organes eux-mêmes.

 

Signaux d’alarme et indices de gravité

La présence d’un des symptômes suivants commande une consultation médicale dans un court délai

· Apparition spontanée (sans événement déclencheur identifiable), progressive ou brutale de la douleur ;

· douleur continue, avec des pics cycliques, présente nuit et jour même au repos et lentement progressive, non exacerbée par le mouvement ;

· douleur nocturne (à distinguer de la douleur du petit matin) : si l’intensité est équivalente ou supérieure à la douleur diurne, si elle est constante, progressive, non mécanique, non modifiée par le repos ;

· absence de variations dans la douleur au cours de la journée, par les mouvements, les activités de la vie quotidienne ou les diverses thérapeutiques.

 

 

 

 

Les maux de dos liés au cycle reproducteur

Syndrome prémenstruel (SPM) et menstruations

Douleurs

Douleurs lombo-sacrées, souvent en barre, avant et/ou pendant les règles, sans anomalie des organes ou du dos. Cependant, la congestion pelvienne, la constipation, l’irritabilité et autres symptômes du SPM peuvent rendre douloureux des problèmes mineurs des structures vertébrales, autrement muets.

Par ailleurs, des seins lourds (caractéristique individuelle ou familiale, obésité, gonflement prémenstruel, de la grossesse ou de l’allaitement), un soutien-gorge au maintien insuffisant et dont les bretelles trop fines répartissent mal la pression aux épaules peuvent créer des dorsalgies interscapulaires avec syndromes myofasciaux (tensions musculaires et points gâchettes spécialement au niveau de D5-D6. Cette caractéristique peut se combiner au syndrome du point cervical du dos, mais aussi entraîner l’enroulement des épaules et une posture en hypercyphose.

États tissulaires[1]

Deux types: atonique et spastique.

  • Ÿ Dans les deux types: gonflement plus ou moins marqué aux niveaux du sacrum et de la charnière lombo-sacrée, pouvant même, parfois, couvrir toute la région lombaire; la pression des points du sacrum peut s’avérer douloureuse. Selon Dicke et al. lorsque la composante psychique domine, la tension tissulaire devient plus diffuse et généralisée.
  • Ÿ Dans le type spastique: possibilité de rétractions tissulaires sur et autour du sacrum et sur les ailes iliaques; la peau et le tissu sous-cutané sont difficiles à détacher l’un de l’autre; l’angle entre la crête iliaque et la colonne vertébrale peut être le siège de fortes contractures et sensible à la pression; le ventre pourra être dur, à cause des ballonnements ou de contraction des abdominaux.

Périménopause et ménopause

La périménopause couvre cette période de trois à cinq ans (parfois jusqu’à dix) précédant l’arrêt des menstruations. La ménopause est confirmée un an après la dernière menstruation. La périménopause peut donner cours à des troubles fonctionnels du cycle menstruel, associés ou non à un engorgement des tissus mous. Chez les femmes d’âge moyen et âgées, les problèmes biomécaniques liés à la dégénérescence des structures du rachis et des tissus mous sont fréquents.

Les altérations du cycle menstruel

Accompagnées ou non de modifications de volume des organes génitaux, elles ne sont pas toujours liées à une insuffisance ovarienne. Le cycle d’action rétroaction hormonale se fait à partir de l’hypophyse et du système nerveux végétatif. La douleur, la maladie, les émotions ou les contraintes psychiques qui accompagnent parfois cette période de la vie, peuvent jouer sur l’équilibre des relations inter-hormonales et modifier le cycle menstruel: troubles du petit bassin (spasmes, inflammations, congestion, etc. qui peuvent se répercuter à la région lombaire), diminution (oligoménorrhée), augmentation (polyménorrhée) de la fréquence des règles, douleurs menstruelles (dysménorrhée). L’endométriose peut toucher de façon cyclique et progressive et provoquer une douleur radiculaire d’un nerf émergeant du plexus lombo-sacré[2],[3].

États tissulaires

  • Ÿ Congestion et tension tissulaires dans les régions du sacrum et du bassin;
  • Ÿ gonflement sur le sacrum;
  • Ÿ angle entre la crête iliaque et la colonne lombaire très dur et sensible;
  • Ÿ ventre proéminent, pouvant être lié à des troubles intestinaux: diarrhée, constipation ou alternance des deux;
  • Ÿ tension fréquente du diaphragme et des abdominaux;
  • Ÿ la région trochantérienne, le tractus iliotibial (bandelette de Maissiat), le psoas et les adducteurs peuvent être sensibles.

Maux de dos liés à des problèmes viscéraux

Personne de plus de 50 ans, histoire antérieure de cancer, perte de poids inexpliquée, douleur non soulagée par le repos ou absence d’amélioration après un mois de traitement. Des douleurs à la région dorsale pourraient signaler une tumeur de la plèvre, du poumon ou du médiastin, un infarctus du myocarde, une insuffisance coronarienne ou un anévrisme de l’aorte.[4]

Diverses affections des organes génitaux ou du péritoine – modifications utérines, endométriose, inflammations et infections, tumeurs bénignes ou malignes – peuvent créer une douleur lombosacrée. D’où l’importance, encore une fois, d’un questionnaire santé méticuleux et de s’assurer que la personne-cliente a consulté ou consultera un médecin, le cas échéant. La constipation, à forte prévalence chez les femmes, peut augmenter la congestion du petit bassin, ajouter au poids de l’abdomen et exacerber les douleurs rachidiennes latentes ou actives. Et vice versa : un problème lombaire peut entraîner des problèmes intestinaux : constipation, météorisme…

 

La constipation

En grisé, les régions susceptibles de présenter des modifications tissulaires dans le dos, à la nuque et aux cuisses: gonflements et rétractions. Toute la région abdominale est également le siège de tensions.

En foncé, les zones les plus douloureuses au massage.

Source: Dicke E. et al.: Thérapie manuelle des zones réflexes du tissu conjonctif. Maloine, Paris 1989

 

États tissulaires

 

ŸInflammations: les points les plus douloureux et sensibles à la pression se trouvent sur le sacrum; cellulalgie au-dessus des fessiers, du côté atteint; dans les cas chroniques, forte hypertonie des fessiers, du côté atteint.

Tumeurs haut placées: tension tissulaire élevée de la région lombaire; l’angle entre la crête iliaque et la colonne lombaire est rétracté et douloureux; pas de modification des régions inférieures.

Constipation: tension accrue ou mélange de tension et de relâchement des tissus sous-cutanés et de la musculature: obliques abdominaux, rotateurs externes et adducteurs (surtout à leur insertion supérieure), psoas; les tractus ilio-tibiaux (bandelettes ilio-tibiales) de Maissiat sont très sensibles; présence de gonflements tissulaires au cadran supéro-externe de la fesse et du sacrum. Le diaphragme est en général très tendu, de même que les muscles de la ceinture scapulaire; la respiration est haute et superficielle. La tension musculaire bloque ou ralentit aussi le péristaltisme intestinal.

Dans le type spastique: tension élevée aux niveaux des segments D9-L4 de même qu’à la région cervicale à la hauteur de C3-C4.

Les douleurs d’origine biomécanique

Le relâchement des tissus mous — hypotonie des muscles ou des ligaments – augmente les contraintes articulaires. Les abdominaux sont souvent faibles ou relâchés. Dans les cas graves, les fibres de soutien des abdominaux peuvent être complètement atones et distendues à la suite de multiples grossesses et former un repli à la partie inférieure du ventre. Les exercices de tonification ne suffisent pas s’il y a déchirure des fibres et ces cas peuvent même nécessiter une reconstruction chirurgicale qui soulagera… le dos !

Le déséquilibre des tensions musculaires, la prise de poids, l’usure des corps vertébraux (arthrose, ostéoporose), la dégénérescence discale (discarthrose) vont perturber la courbure lombaire. Cette perturbation de l’arc postérieur crée une hyperlordose ou, à l’opposé, un effacement de la courbure lombaire, provoquant une surcharge fonctionnelle des structures musculaires et rachidiennes. Il est à noter qu’une faiblesse du psoas, associée ou non à une atteinte d’une racine nerveuse lombo-sacrée, peut contribuer à l’effacement de la courbure lombaire.

Une faible conscience proprioceptive (i.e. de la position du corps dans l’espace) de la région lombaire, des mouvements du diaphragme et de la cage thoracique et enfin des genoux empêche aussi la personne de trouver une posture « juste”, souple et solide. [5]

Tous ces éléments concourent à la décompensation fonctionnelle progressive du dos.

États tissulaires

  • L’état tissulaire varie selon les types, le plus fréquent étant le type asthénique:
  • ŸLégers gonflements, parfois rétractions à la région sacrée;
  • la région paravertébrale lombaire est en tension permanente et douloureuse, comme souvent le carré des lombes et le psoas;
  • à l’opposé, les abdominaux sont affaiblis et relâchés;
  • le diaphragme est par contre souvent contracté.

L’ostéoporose

L’ostéoporose, maladie systémique, touche aussi les hommes. En l’absence de fracture (hanche, bassin, poignet, humérus, côtes ou vertèbres), l’ostéoporose est en général asymptomatique. La prévention non pharmacologique passe par l’arrêt du tabagisme, l’activité physique régulière, l’apport adéquat de vitamine D et de calcium.[6]

La maladie se caractérise par une diminution de la résistance de l’os, soit par baisse de sa densité ou de sa qualité. Elle peut entraîner des fractures de fragilisation, habituellement après un stress mineur. Les massothérapeutes doivent tenir compte qu’un antécédent de fracture augmente de 1,5 à 9,5 fois (selon l’âge) le risque de nouvelle fracture ; au niveau vertébral c’est d’au moins quatre fois.

Les deux tiers des tassements vertébraux qu’elle occasionne passent inaperçus ; d’autres peuvent être associés à une compression douloureuse des racines nerveuses. Les vertèbres dorsales basses et lombaires hautes sont les plus souvent touchées.

Principales causes d’ostéoporose chez la femme

Plusieurs maladies et habitudes de vie peuvent, à long terme, affecter la masse osseuse :

· Maladies endocriniennes et ménopause précoce;

· Polyarthrite rhumatoïde ; immobilisation ;

· Certaines maladies du système digestif, dont les syndromes de malabsorption et les cirrhoses ; un faible apport en calcium ;

· Affections du système sanguin dont l’anémie, la leucémie, le lymphome et autres cancers ;

· Certains médicaments, dont les corticostéroïdes pris à long terme, la chimiothérapie ;

· Consommation excessive d’alcool, de caféine ; tabagisme ;

· Dépression majeure.

États tissulaires

  • Ÿ Arthrose vertébrale ;
  • Ÿ Cyphose dorsale avec enraidissement des muscles et ligaments paravertébraux; et/ou effacement de la lordose lombaire
  • Ÿ Possibilité de pincement de la racine nerveuse.

Douleur:

Ÿ Attention! Une douleur intense et soudaine fait soupçonner une fracture ou l’écrasement d’une vertèbre;

· La douleur peut irradier au flanc (et donner parfois une douleur de type pseudo-viscéral)

Ÿ Elle se prolonge plusieurs semaines.

La triade de la femme athlète[7]

L’ostéoporose ne survient pas que chez la femme ménopausée. Bien que l’exercice physique permette de réduire le risque d’ostéoporose, sa pratique trop intensive peut signaler un ensemble de problèmes connu sous le terme de triade de la femme athlète. Cela inclut des troubles de conduite alimentaire (anorexie, boulimie, restriction alimentaire, jeûne, purges, prise de diurétiques, de laxatifs ou de médications amaigrissantes), des changements hormonaux avec absence ou dérèglement des menstruations qui peuvent être néfastes pour la densité osseuse. Le dépistage (délicat) et le traitement précoce sont essentiels : référer alors au médecin, en nutrition ou en psychologie.

Maux de dos liés à la posture

Le poids (physique et psychologique) des seins, le manque de confiance en soi, la fatigue, le chagrin, l’habitude de porter le monde sur ses épaules, les attitudes de victime, tout comme les mauvaises postures assises ou debout au travail et dans les AVQ (activités de la vie quotidienne) contribuent aux maux de dos féminins, qu’ils soient musculaires ou d’origine rachidienne.

Ÿ Les positions de travail

À la cuisine : au comptoir ou à l’évier– dos courbé et bassin éloigné pour ne pas se salir, accentuent les attitudes lordotiques ou cyphotiques entraînant fatigue et douleurs musculaires, lombalgies et cervicalgies. Le simple port d’un tablier peut aider à corriger cette mauvaise habitude et faciliter le placement correct du bassin.

Dans les travaux ménagers: le dos courbé lors de l’utilisation de l’aspirateur, les longues sessions de repassage souvent en attitude de cypho-lordose accentuée, réveillent les lombalgies et les cervicalgies. Durant le repassage, un appuie-pied (tabouret, annuaire téléphonique) permet de reposer la région lombaire. Lorsqu’on travaille à l’évier ou au comptoir, la tablette du dessous peut aussi jouer ce rôle. Se courber le dos pour passer l’aspirateur ou le râteau est risqué. Garder son dos droit est tout aussi efficace et moins douloureux. Il faut alors s’assurer d’une prise plus haute sur le manche (et non pas à sa moitié); le déplacement se fait par transfert de poids d’une jambe à l’autre ou en avançant ou reculant, et non pas à partir de la taille. Comme en massage !

Les sacs portés en bandoulière entraînent une contraction du trapèze et de l’élévateur de la scapula (angulaire de l’omoplate) du côté porteur: attitude inconsciente pour empêcher la courroie de glisser si le sac est léger ou pour parer à l’effort s’il est lourd. Cette contraction, qui peut devenir chronique, crée, réveille ou entretient des douleurs cervico-dorsales et à l’épaule. Il faudra donc préférer un sac à main ou à dos, en évitant de les surcharger.

Les souliers étroits et pointus, associés aux talons trop hauts obligent le dos à un effort accru pour maintenir l’équilibre. Résultat: raccourcissement des muscles postérieurs de la jambe et hyperlordose; lombalgies, douleurs aux mollets. Pour les habituées des talons aiguille, le passage aux talons moins hauts ne doit pas se faire brusquement, sous peine de crampes aux mollets.

Perturbations de l’arc postérieur

Précautions et contre-indications

Évitez ou atténuez les positions qui accentuent les courbures. Décubitus dorsal (au lit ou en massage) : en présence de douleur ou d’une hyperlordose placez un soutien sous les cuisses ou les genoux. En shiatsu attention au makko ho de l’Estomac, à l’ouverture en abduction- rotation de la jambe (travail de Rein, Foie).

En présence de cyphose: attention à une mauvaise position assise, qui accentue l’affaissement en cyphose étendue et l’enroulement des épaules; en shiatsu l’appui de votre jambe ne suffit pas toujours : installez alors la personne sur un tabouret à plan incliné ou étendue sur le dos ou le côté, en appui sur des coussins, là où nécessaire.

Le point cervical du dos

La plupart des dorsalgies hautes sont d’origine cervicale basse.[8] Fréquent motif de consultation en massothérapie, il s’agit d’une dorsalgie souvent causée par un dérangement intervertébral mineur (DIM ) de la colonne cervicale inférieure (C5-C6, C6-C7 ou C7-D1), qui trouverait écho à la branche postérieure de la racine nerveuse de D2. . La douleur est ressentie au point d’émergence du rameau cutané de ce nerf qui se situe à un doigt de la ligne médiane du rachis en D5 ou D6. [9] Elle est exacerbée par certains mouvements du cou, des positions prolongées ou contraignantes. Elle peut parfois être associée à une douleur cervicale ou cervico-brachiale sans symptôme neurologique.[10]

 

 

Souvent chronique, cette dorsalgie évolue par poussées et survient surtout à la suite de fatigue posturale (mal de dos des travailleuses de bureau, des couturières, etc.) ou de surmenage fonctionnel (travailleuses de la coiffure, etc.). L’utilisation généralisée de l’ordinateur et plus encore du portable, avec ses postures contraignantes, augmente les risques pour tous. La dorsalgie interscapulaire peut aussi être provoquée par une poussée inflammatoire d’arthrose touchant une vertèbre ou un disque (discarthrose).

Douleur

Sensation de courbature, de point douloureux ou de brûlure, ressentie aux niveaux de D5, D6. Calmée par le repos, bien que parfois présente au réveil. Le cou lui-même peut ne pas être douloureux. La douleur peut gagner la région de l’omoplate, provoquée par une cellulalgie dans le dermatome de D2, allant du point d’émergence paravertébral, couvrant l’omoplate jusqu’à l’acromion.

États tissulaires

Cellulalgies: à la fosse infra-épineuse de l’omoplate; à la région paravertébrale adjacente, du côté atteint.

Points douloureux à la pression: à l’émergence du nerf D2, en paravertébral D5 ou D6; les massifs articulaires de C5 à D1 peuvent être sensibles; la pression antérieure des émergences nerveuse des étages C7-D1 reproduit le point douloureux en D5-D6. Vérifiez aussi les élévateurs de la scapula, les trapèzes supérieur, moyen et inférieur, les rhomboïdes.

Syndrome de la jonction dorso-lombaire (dit aussi syndrome de Maigne)

Douleur

Il s’agit ici d’une lombalgie unilatérale se manifestant principalement à la crête iliaque comprenant aussi, isolées ou associées, des douleurs à la face externe de la région du trochanter, une douleur au bas-ventre et à l’aine. Il n’y a généralement pas de douleur locale en D11-D12-L1 mais est ressentie à distance, par des modifications tissulaires douloureuses. La douleur est provoquée ou aggravée par des mouvements ou des efforts en torsion du tronc (positions de sommeil, swing du golf, etc.)

Le météorisme (gonflement abdominal par des gaz dans l’estomac et l’intestin) peut aussi être associé à ce syndrome. Dans ce cas, une manipulation vertébrale (qui n’est pas du ressort des massothérapeutes) peut apporter un soulagement.[11]

États tissulaires

Cellulalgies:

  • Ÿ zone plus ou moins étendue sur la fesse, à la région de la crête iliaque, adjacente au « point de crête » (la plus fréquente); (A- sur la figure)
  • Ÿ à la face externe de la cuisse, au niveau du trochanter (B); souvent muette, sauf à la pression, bien que cette douleur soit souvent présente en fin de nuit, à cause des postures de sommeil inadéquates (accentuant la lordose ou faisant pression sur la région); parfois responsable de douleurs simulant une tendinite ou une bursite trochantérienne;
  • Ÿ à la région abdominale inférieure (B); à la partie supérieure de la face interne de la cuisse, près de l’aine. Ces douleurs sont ressenties comme profondes, simulant des douleurs gynécologiques, testiculaires ou viscérales.

Cordons myalgiques et points gâchettes (TP):

  • Ÿ dans les muscles fessiers et le piriforme (pyramidal);
  • Ÿ possiblement dans la partie inférieure des obliques et du droit abdominal;

Hypo et hypertonicité :

  • érecteurs du rachis (souvent segmentaire); long dorsal; ilio-costal et carré des lombes.

La massothérapie apporte un réel soulagement dans de nombreux cas de maux de dos féminins. Une approche globale permettra des résultats plus stables. Elle inclura le développement d’une conscience accrue du corps et de ses positions dans l’espace (éducation somatique) et l’enseignement des bonnes postures dans les AVQ.

 

* Michèle Guérin, massothérapeute agréée, andragogue
 

[1] Dicke E., Schliack H. et Wolff A.: Thérapie manuelle des zones réflexes du tissu conjonctif. Maloine, Paris 1981

[2] Berthiaume M.-J., Lesage J. et Soucy J.P. : Imagerie de l’appareil locomoteur in Bergeron-Fortin-Leclaire : Pathologie médicale de l’appareil locomoteur, 2e éd. op. cit. 2008 ch. 5

[3] Bergeron Yves et al. : Rachis lombaire, sacrum et coccyx in Bergeron-Fortin-Leclaire , op. cit. ch. 9

[4] Bouthillier C. et Filiatrault M. : Rachis dorsal in Bergeron-Fortin-Leclaire , op. cit ch. 8

[5] Brevet d’État d’éducateur sportif 1er degré, France: Formation commune. Anatomie n°6 Le rachis, notions de caissons. 

[6] Ste-Marie L.G. et Rakel A. : Ostéoporose, maladie de Paget, ostéomalacie Ch. 25. in Bergeron-Fortin-Leclaire, op. cit

[7] Roy A. et Léger L. : Sportif Ch. 34 p.1310 in Bergeron-Fortin-Leclaire, op. cit

[8] Bouthillier C., Filiatrault, M. et al. Rachis dorsal ch. 8 in Bergeron-Fortin-Leclaire, op. cit

[9] Maigne R. : Syndrome cellulo-téno-périosto-myalgique métamérique in Dupuis-Leclaire Pathologie médicale de l’appareil locomoteur. Edisem, St-Hyacinthe et Maloine Paris, 1986.

[10] Bouthillier C., Filiatrault, M. et al. Rachis dorsal ch.8. op. cit.

[11] Vadeboncoeur R. et Maigne R. : Médecine manuelle ch. 38 p 1393 in Bergeron-Fortin-Leclaire, op. cit.