L’huile qui règle tout

Depuis quelques années, certains produits deviennent populaires dans la culture générale, et ce, parfois à outrance et sans nuances. L’huile de noix de coco ne fait pas exception. Commençons par faire la différence entre huile et beurre de noix de coco. Surprise! C’est la même chose. Le beurre de noix de coco est solide à 24 degrés Celsius ou moins, tandis qu’il devient de l’huile à 24 degrés et plus. Je ne compte plus les articles sur ses bienfaits dans de multiples situations : cheveux secs, blanchiment des dents, peau qui démangent, pour les coups de soleil, dans l’alimentation et j’en oublie sûrement.

Bonne, mais avec modération!

Largement utilisée dans les produits cosmétiques, l’huile de noix de coco est à la base de beaucoup de savons artisanaux. Elle les rend dur et moussant. Depuis que nous avons découvert les méfaits écologiques et sur la santé de l’huile de palme, celle-ci est très souvent remplacée par l’huile de noix de coco qui a sensiblement les mêmes propriétés. Sauf qu’on a occulté qu’elle puisse avoir des effets néfastes si elle est surutilisée. En effet, étant donné sa grande teneur en acide laurique, elle a un immense pouvoir asséchant. C’est pourquoi on l’utilise dans les produits contre l’acné et très rarement seule dans la confection des savons.

Pourquoi on en parle en massage

Depuis deux ou trois ans, on retrouve de plus en plus d’huile de noix de coco en massage. J’ai même vu une boutique n’offrir pratiquement que ça sur ses tablettes. Malheureusement, dû à son grand pouvoir asséchant, les massothérapeutes qui sont tentés par cette huile, risquent de mettre leurs mains à risque. Des démangeaisons et des plaques rouges peuvent survenir et vous rendre inconfortables pour pratiquer votre métier. Il vous faudra alors investir dans des crèmes réparatrices (très souvent dispendieuses) pour retrouver une peau saine. Sans parler de clients qui pourraient être plus sensibles et ressentir des inconforts cutanés à cause de votre huile. Pour toutes ses raisons, il est bien de varier l’utilisation de nos huiles, voire mieux, d’utiliser des mélanges d’huiles végétales bio pour aller chercher les propriétés de chacune. Ce qui bonifie d’autant plus votre massage.

Surutilisation de la ressource

Lorsque qu’un produit devient populaire à outrance, il y a très souvent des gens qui cherchent à capitaliser dessus, très souvent au détriment de la nature et même de la faune. C’est donc une ressource à utiliser avec modération!

Pour en savoir plus sur l’acide laurique :

https://beautysurvivalism.wordpress.com/2015/02/23/acide-laurique-en-cosmetique-attention/

Par Patricia Prazeres, massothérapeute agréée

Patricia Prazeres est diplômée de l’Institut Kiné-Concept depuis 1995 et de l’école Accès Trager depuis 2004. Sa grande polyvalence lui permet de s’adapter à une clientèle très variée, allant du grand sportif à la femme enceinte. Elle adore travailler en équipe et n’hésite pas, au besoin, à recommander ses clients à d’autres professionnels. Sa priorité est l’amélioration globale de la santé. Toujours à l’affût, elle travaille à prévenir les douleurs pour préserver un bon équilibre physique et mental chez ses clients. Elle préconise des exercices simples et efficaces en complémentarité des soins de massothérapie. Depuis maintenant six ans, elle a une nouvelle passion, les produits cosmétiques pour le corps, biologiques et naturels. En septembre 2017, elle s’est inscrite à un cours professionnel de fabrication de cosmétiques naturels et a alors découvert un monde de possibilités qui lui permet encore plus de proposer des solutions saines et douces à sa clientèle.

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