Fédération québécoise des massothérapeutes agréés (FQM)

L’importance de la formation continue en massothérapie

Parcours professionnel

L’importance de la formation continue en massothérapie

La formation continue est exigée par certaines compagnies d’assurances, par exemple Canada Vie, ainsi que des ordres professionnels bien connus, comme l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ou l’Ordre des ergothérapeutes du Québec. Diverses fédérations et associations professionnelles la recommandent fortement, dont la FQM.

De nos jours, la formation continue n’est plus une possibilité que l’on regarde de loin. Est-elle nécessaire en massothérapie ? Est-elle peu ou pas importante ?

Nous répondrons à ces questions après un survol général du sujet et le descriptif des impacts positifs que cette opportunité d’apprentissage apporte déjà à la profession de massothérapeute. Finalement, nous rappellerons que la mise en place systématique et obligatoire d’une telle norme conférerait beaucoup de crédibilité à la profession de massothérapeute, ce qui serait bénéfique pour tous.

Généralités sur la formation professionnelle continue

Optionnelle, fortement recommandée ou obligatoire pour des raisons affairiste, déontologique ou carriériste, la formation professionnelle continue conserve son importance aux yeux de la plupart des partenaires du monde du travail.

Selon l’Office québécois de la langue française, la formation est un processus d’enseignement ou d’apprentissage qui permet à un apprenant d’acquérir des connaissances ou de développer des compétences en lien avec son emploi ou ses études.

Dans le prolongement de cette définition, la formation continue professionnelle se définit comme les mesures prises par les membres d’une profession ou le personnel d’une entreprise ou d’un organisme pour parfaire leurs connaissances et se mettre au courant de l’évolution qui s’est produite dans leur secteur d’activité. (OQLF)

Si la première définition pose la table en matière d’apprentissage initial et de développement de compétences, la seconde évoque la responsabilité nécessaire et attendue d’un professionnel, d’une entreprise ou d’un organisme de perfectionner et mettre régulièrement à jour cet apprentissage.

Au Québec, il existe une loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre.[i] Celle-ci vise à améliorer la qualification et les compétences de la main-d’œuvre actuelle et future au moyen de la formation professionnelle continue dans l’optique d’augmenter, notamment, l’employabilité des travailleurs.

Le Code des professions du Québec (Loi-26)[ii], dans un souci juridique de protection du public, a demandé aux ordres professionnels de se doter de règlements spécifiques visant au maintien et à l’amélioration des compétences de leurs membres.

Notons que les ordres qui régissent les professions en santé visent également, par ces règlements, à accorder plus d’autonomie professionnelle à ses membres et un caractère toujours plus interdisciplinaire à ses équipes. L’objectif est double : rendre le système de santé plus performant, mais surtout offrir un service complet de haute qualité à la population.[iii]

La formation continue en massothérapie : une opportunité d’apprentissage qui en vaut le coup

Au-delà des exigences globales du monde du travail en matière de formation continue, qu’en est-il des visées et des avantages spécifiques en massothérapie pour le travailleur, la profession, les partenaires, l’employeur et le client ?

Les textes qui encadrent la pratique de la massothérapie sont clairs. Ils balisent précisément la démarche que tout professionnel concerné doit adopter pour offrir des soins optimaux à ses clients. L’une de ces balises est la formation continue.

QUE DIT LE RÉFÉRENTIEL DE SOINS PERSONNELS QUÉBEC ?

(…) ­Meilleures pratiques : Participer à des conférences, à des activités de formation continue et de perfectionnement afin de demeurer efficace dans l’exercice de la profession. Suivre des formations offertes par les différentes associations en massothérapie, les écoles de massothérapie, les fournisseurs de services et les employeurs.[iv]

QUE DIT LE CODE DE DÉONTOLOGIE DE LA FQM ?

(…) 4.3 Contribution à l’avancement de la pratique de la massothérapie

Article 59 
Le membre doit, dans la mesure de ses possibilités, contribuer à aider au développement de la massothérapie par l’échange de ses connaissances et de ses expériences avec les autres massothérapeutes et les étudiants et par sa participation aux cours et aux stages de formation continue.

Les obstacles à la formation continue en massothérapie

Il est souvent mis de l’avant par les massothérapeutes que la formation continue implique temps et argent. Vrai. Mais au-delà de ce constat et à la lecture des textes juridiques précédents, l’accès – parfois gratuit – à ce type de formation apparaît plutôt comme une opportunité. Il s’agit d’un investissement personnel et professionnel à court, moyen et long terme dont les bénéfices dépassent assurément le coût de départ.

La formation continue en massothérapie est donc une occasion indéniable de devenir de meilleurs thérapeutes du toucher.

Pour preuve, examinons ensemble les impacts positifs de cet investissement :

1 – pour le professionnel :

  • Maintenir et améliorer ses acquis
  • Bonifier son offre de services
  • Introspection réflexive sur sa pratique et ouverture à de nouvelles approches
  • Se différencier de ses collègues par une spécialisation
  • S’adapter aux besoins du client et offrir un soin personnalisé
  • Renforcement du lien de confiance avec le receveur du soin
  • Fidéliser sa clientèle
  • Employabilité
  • Aiguiser son jugement professionnel

 

2 – pour la profession :

  • Valorisation de la discipline comme une profession en santé
  • Uniformiser les standards de compétence
  • Encadrement professionnel pour protéger le public
  • Crédibilité des membres de la profession
  • Développement du réseau et opportunités de partenariats

 

3 – pour les partenaires et employeurs :

  • Compagnies d’assurances plus enclines à rembourser des soins offerts par un professionnel compétent et bien formé
  • Mettre en confiance les autres professionnels de la santé, tels que les physiothérapeutes, acupuncteurs, médecins.
  • Mettre en confiance les potentiels employeurs (dont les établissements de santé conventionnels parfois plus frileux à intégrer les massothérapeutes à leurs équipes)

 

4 – pour le client :

  • Favoriser la satisfaction des soins reçus
  • Renforcer le lien de confiance entre le massothérapeute et le client
  • Contribuer à la qualité du suivi thérapeutique
  • Obtenir des réponses claires à ses questions et référer à un autre professionnel de la santé au besoin
  • Ressentir et apprécier le professionnalisme de son interlocuteur

Cette liste fait ainsi ressortir ces mots-clés : crédibilité, probité, confiance et satisfaction.

Ceux-ci soulignent sans équivoque la responsabilité de chaque massothérapeute d’actualiser régulièrement ses connaissances et compétences, pour les personnes qu’il suit et lui-même.

Devant ces constats, l’importance et la nécessité de la formation continue en massothérapie est sans équivoque.

Conclusion

La formation continue serait une plus-value incontestable pour la profession de massothérapeute. Elle en est même un gage de qualité et de perfectionnement que certaines associations professionnelles, telles que la FQM, appuient et recommandent.

Lors de ces formations, le massothérapeute, loin de se doter simplement d’une série de spécialités, gagne plutôt en unicité et en professionnalisme.

Ainsi, que la formation continue soit recommandée aujourd’hui et peut-être rendue obligatoire demain, elle semble répondre à divers besoins dans le domaine de la massothérapie. L’indicateur ultime, quant à lui, demeure le niveau de satisfaction de celui qui bénéficie de cette volonté commune et de cette pratique : la clientèle.

À consulter également

(08-2024)

Offres de formation continue pour les massothérapeutes

Les écoles de massothérapie accréditées par la FQM – Fédération québécoise des massothérapeutes agréés (FQM)

Références

[1] www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/D-8.3

 

[1] C -26 – Code des professions

 

[1] Résultats de l’enquête sur les pratiques de formation en emploi au Québec, 2021 Tableau A15 (Loi sur les compétences, p.61); www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/c-26 (Code des professions); www.cpmt.gouv.qc.ca/entreprises/loi-sur-les-competences/comprendre-la-loi-sur-les-competences-et-sy-conformer/; www.torrossa.com/en/resources/an/4837325  (« Les praticiens du toucher thérapeutique : vers une éducation et une formation professionnelle ») 2016 – L’Harmattan

[1] www.soinspersonnels.com/medias/files/PDF_masso/Guide-utilisation-V-finale-2017-11-23.pdf; www.soinspersonnels.com/medias/files/PDF_masso/2016-DEPLIANT_REFERENTIEL-MASSO-V3_1071-2016.pdf.

Rédaction : Isabelle Orsini, infirmière et massothérapeute

Références

[i] www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/D-8.3

 

[ii] C -26 – Code des professions

 

[iii] Résultats de l’enquête sur les pratiques de formation en emploi au Québec, 2021 Tableau A15 (Loi sur les compétences, p.61); www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/c-26 (Code des professions); www.cpmt.gouv.qc.ca/entreprises/loi-sur-les-competences/comprendre-la-loi-sur-les-competences-et-sy-conformer/; www.torrossa.com/en/resources/an/4837325  (« Les praticiens du toucher thérapeutique : vers une éducation et une formation professionnelle ») 2016 – L’Harmattan

[iv] www.soinspersonnels.com/medias/files/PDF_masso/Guide-utilisation-V-finale-2017-11-23.pdf; www.soinspersonnels.com/medias/files/PDF_masso/2016-DEPLIANT_REFERENTIEL-MASSO-V3_1071-2016.pdf.

Rédaction : Isabelle Orsini, infirmière et massothérapeute