La FQM tire un bilan positif de l’année 2022… et fait le plein de projets pour 2023 !

Trois sapins hivernaux pour souligne le temps des Fêtes à nos portes dans le cadre de l'entrevue réalisée avec la FQM Marketing

Après des années marquées par la pandémie de Covid-19, la profession de massothérapeute — comme tous les métiers liés au domaine de la santé — a dû s’adapter constamment aux nouvelles et nécessaires normes sanitaires émises par les instances gouvernementales. Par le fait même, la Fédération québécoise des massothérapeutes agréés (FQM) a également dû revoir ses objectifs afin de les moduler à la conjoncture qui prévalait l’année dernière.

Toutefois, l’année 2022 a été caractérisée par un certain retour à la normalité. C’est dans ce contexte que nous avons rencontré le président-directeur général de la FQM, monsieur Maroine Bendaoud, afin qu’il nous dresse un bilan de ce que l’organisme a accompli au cours de l’année qui s’achève et pour en savoir plus sur ce qui est dans les cartons de la FQM pour 2023.

Le Massager en ligne : Étant donné la conjoncture incertaine qui prévalait en tout début d’année, quels étaient les objectifs de la FQM en 2022 ?

MB : Cette année, nous souhaitions améliorer la qualité des services offerts à nos membres — ce qui est un « work in progress » continuel —, mais d’abord et avant tout, nous voulions accroître notre visibilité sur plusieurs canaux de communication.

Ensuite, nous désirions poursuivre le travail amorcé en ce qui a trait aux relations que nous avions développées avec nos partenaires : les écoles accréditées, les employeurs et les établissements plus institutionnels dans le domaine de la santé comme les hôpitaux et les CHSLD, entre autres. Pour ces derniers, c’est par l’intermédiaire de la Fondation de la massothérapie que nous avons réussi à solidifier ces relations. Nous avons aussi tissé des liens significatifs avec certaines compagnies d’assurances concernant le remboursement de soins. Qu’on le veuille ou non, les compagnies d’assurances sont des acteurs clés pour le gagne-pain des membres qu’on représente.

Notre objectif, c’est que tous les massothérapeutes et kinésithérapeutes du Québec vivent de leur profession, et en vivent bien. Donc, ce but à atteindre passe obligatoirement par une reconnaissance du métier auprès de tous les acteurs de la société.

Le Massager en ligne : Concrètement, ces objectifs ont-ils été atteints ?

MB : En premier lieu, nous avons poursuivi la lancée de notre compte LinkedIn qui obtient un beau rayonnement grâce à nos publications régulières. Nous avons également accéléré la production de contenus divers sur notre page Facebook et sur Ma FQM, un groupe privé sur Facebook réunissant tout près de 2400 membres. En général, et sur toutes nos plateformes, nous avons prêté une attention plus particulière au déploiement de notre image de marque.

L’objectif est de favoriser le réseautage entre nos membres, mais aussi avec les autres professions du domaine de la santé afin que tout le Québec voie et comprenne ce que l’on fait. Nous souhaitons mettre en vitrine le dévouement de nos membres partout à travers la province.

C’est entre autres grâce à l’engagement de nos membres sur nos réseaux sociaux que nous avons pu accroître la notoriété de notre organisme, mais aussi sa crédibilité. Bien sûr, nous les remercions chaleureusement pour leurs commentaires, partages et mentions J’aime !

Alors, si on prend en considération que nous sommes un organisme sans but lucratif qui doit fonctionner avec un budget restreint, dans ces circonstances, je crois sincèrement que nos objectifs ont été atteints.

Le Massager en ligne : Nous t’avons lu et entendu dans quelques médias d’importance. En quoi ces interventions viennent-elles crédibiliser la FQM et les actions qu’elles portent ?

MB : Les médias nous tendent souvent le micro dans des situations qui peuvent être controversées. Je fais ici référence aux scandales sexuels qui ont entaché la réputation de la profession lorsqu’ils sont survenus.

Or, j’essaie toujours de garder en tête l’aspect professionnalisation du métier lorsque j’interviens dans les médias. Cette année, nous avons tenté d’être plus stratégiques dans nos prises de parole en répétant sur toutes les tribunes que la massothérapie est une profession bien « encadrée », malgré les déplorables écarts de conduite…

Le Massager en ligne : Maintenant, quels sont les objectifs à atteindre en 2023 pour l’organisme ?

MB : Nous allons assurément tenter de mieux répondre aux différents besoins de nos membres. Grâce à nos différents moyens de communication avec eux, nous avons écouté leurs commentaires et suggestions.

Concrètement, nous allons entamer la refonte complète de nos plateformes Web qui, disons-le, avaient pris un peu d’âge, particulièrement notre Portail membres. Puisque ce chantier engendra des coûts importants, nous serons dans l’obligation d’augmenter la cotisation exigée à nos membres afin de générer les fonds nécessaires pour actualiser cette restructuration.

Nous allons aussi poursuivre les formations que l’on offre par l’entremise de l’Institut de formation en massothérapie du Québec (IFMQ). Nous avons recueilli de nombreuses rétroactions positives quant à la qualité de ces formations.

Le Massager en ligne : La Fondation de la massothérapie a offert plus de 30 000 massages depuis sa création. Est-ce qu’elle continuera à promouvoir activement les bienfaits de la massothérapie ?

MB : Fidèle à son habitude, la Fondation continuera à le faire, toujours avec une attention particulière portée à des clientèles aux profils diversifiés : les personnes atteintes d’un cancer, les aînés en CHSLD, les personnes aux prises avec des troubles de santé mentale, les femmes et enfants victimes de violence, entre autres. Et on poursuit toujours nos démarches pour démarrer un projet avec la communauté autochtone attikamek dans laquelle Joyce Echaquan vivait.

La FQM est le principal pilier de la Fondation, puisque ce sont ses employés qui y travaillent, et c’est sans compter sur les dons en argent dispensés par la FQM qui servent à la faire vivre.

Le Massager en ligne : Plusieurs organismes font la promotion de la massothérapie. Compte tenu de la multiplicité de ces voix, est-ce possible de fédérer l’ensemble des intervenants autour de la création d’un ordre professionnel voué pleinement à la massothérapie ?

MB : Je me dois d’être honnête. Il existe une concurrence entre les différentes associations professionnelles du secteur de la massothérapie. Mais même au-delà de la concurrence, ces associations ne portent pas le même discours ni les mêmes ambitions. Il y a bel et bien un manque d’unité, ce que nous déplorons. Je souhaiterais vivement être capable d’en arriver à un consensus sur les moyens à prendre pour rehausser les standards de la profession et pour favoriser la possibilité qu’un ordre professionnel voie le jour.

En juin 2022, les ostéopathes ont obtenu un avis favorable de la part du Gouvernement du Québec quant à la création d’un ordre. C’est une grande victoire après des dizaines d’années de revendication. C’est sûr que cette reconnaissance nous motive grandement.

Or, il a fallu que tous et toutes s’unissent et parlent d’une même voix. Un jour ou l’autre, nous devrons nous aussi nous faire entendre dans le but d’obtenir de meilleures conditions de travail pour les massothérapeutes, puis évidemment pour la protection du public. Beaucoup d’autres provinces l’ont fait.

En fait, notre vision est de faire reconnaître notre profession au même titre que les infirmières, les physiothérapeutes, les acupuncteurs, les ergothérapeutes, etc. Mais il est également important de mentionner qu’on souhaite que les acquis des massothérapeutes déjà en exercice, qui ont de nombreuses années d’expérience, soient pleinement reconnus. Les ostéopathes ont élaboré un plan de reconnaissance des acquis, qui est respectueux du parcours des professionnels déjà en exercice. Ceux qui ont eu une solide formation et pratiquent leur métier de manière sérieuse peuvent compter sur nous pour faire valoir leurs compétences. Ça aussi, ça fait partie de nos objectifs à long terme à la FQM.

Le Massager en ligne : Merci, Maroine, de nous avoir accordé cet entretien !

MB : Ce fut un réel plaisir ! Et en mon nom personnel et celui de toute l’équipe de la FQM, j’aimerais souhaiter à nos membres et à nos lecteurs une période des Fêtes apaisante et tonifiante à la fois. Et surtout, prenez soin de vous !

Joyeuses Fêtes !

 

*Les articles publiés sur le Massager en ligne seront de retour au cours de février 2023. Restez à l’affût !