Dossiers
La FQM a rencontré Geneviève Filion, impliquée au sein de l’évènement
Quel est votre rôle au sein du comité organisateur de l’événement PAINtalks, qui aura lieu le 5 novembre 2026 ?
Depuis 8 ans, je fais le lien avec les organisations diverses qui apportent du soutien aux personnes souffrant de douleurs. Cela inclut des associations, fédérations de cliniciens et professionnels travaillant dans le secteur de la santé. Je recherche des partenaires potentiels afin de donner au PAINtalks une plus grande visibilité. Je leur transmets donc au fur et à mesure les informations concernant l’événement qui se tient annuellement. S’ils y ont un kiosque, je les assiste.
Je participe également au jury de sélection des conférenciers pour y apporter ma perception en tant que patiente partenaire, puisqu’il est essentiel pour nous que les messages propagés par le PAINtalks aient un impact positif dans la vie des personnes vivant avec la douleur chronique.
Qu’est-ce qui vous a motivé à vouloir vous impliquer?
Ce qui m’a le plus touché lorsque j’ai moi-même été conférencière a été que de jeunes chercheurs étudiants s’intéressent à la douleur, permettant ainsi de donner l’espoir à tous ceux qui souffrent. Grâce à leur implication bénévole, ils contribuent aussi à la diffusion, au réseautage et à la connaissance des recherches entre tous : patients et proches aidants, confrères, professionnels de la santé et associations.
Quelle est la mission de l’événement ?
Le PAINtalks vise à offrir à l’auditoire des présentations vulgarisées axées sur la recherche dans le domaine de la douleur.
Il s’inscrit comme un des événements préparatoires à la Semaine nationale de la sensibilisation à la douleur.
Qui sont les participants/présentateurs ?
Les conférenciers doivent présenter leur candidature selon leur catégorie respective : personne vivant avec une douleur chronique, étudiants-chercheurs du RQECD (Réseau québécois des étudiants-chercheurs sur la douleur), étudiant-chercheur ayant participé à l’École nord-américaine de la douleur (NAPS), cliniciens ou professionnels de la santé travaillant dans le domaine de la douleur, étudiants-chercheurs recommandés par le Centre d’excellence sur la douleur chronique pour les vétérans canadiens (CPCOE). Un conférencier de renom est également invité, parfois provenant de l’extérieur du Québec ou du Canada.
Pourquoi les massothérapeutes agréés devraient participer ?
Parce qu’ils font partie de la boîte à outils qu’ont à leur disposition les gens qui souffrent, dans le but de les soulager. Nous pensons qu’ils gagnent à être connus davantage. Ils font partie intégrante d’un des aspects non négligeables, soit contribuer au bien-être des personnes vivant avec la douleur chronique.
Quels sont le fonctionnement et le coût ?
Le PAINtalks se déroule de façon hybride (présentiel et sur Zoom), en alternance entre les villes de Montréal, Québec et la région de Sherbrooke d’où est né l’événement. Notre budget total s’élève à environ 42 000$ annuellement dont une grande partie couvre la captation vidéo avec traduction simultanée, la formation de nos conférenciers par un expert dans le domaine, et la diffusion en ligne de nos conférences (que ce soit en direct sur Zoom ou en rediffusion sur YouTube).
Quel est votre lien avec la massothérapie? Comment celle-ci s’est présentée dans votre vie et que vous apporte-t-elle encore aujourd’hui malgré le fait que vous allez mieux?
Pour moi, la massothérapie est devenue, après des séjours dans ce qu’on appelait alors les pays de l’Est, un soin thérapeutique. C’est devenu une façon de prendre soin de moi, de ma santé. Cela fait partie intégrante de ma vie.
Quand on souffre de douleur chronique, on cherche des solutions pour mieux vivre avec la douleur à défaut de l’éradiquer ! Un jour, j’ai remarqué que l’Association québécoise de la douleur chronique, en collaboration avec la FQM, offrait gracieusement un certain nombre de massages. Je me suis dit que je trouverai donc quelqu’un·e qui serait certainement sensible à ma condition. Depuis maintenant environ 10 ans, j’ai le même massothérapeute agréé (membre de la FQM). Il peut lire mes besoins d’apaisement, de soulagement et effectue les manipulations nécessaires à mon mieux-être.
Pour moi, recevoir un massage signifie s’occuper de mon corps, ma santé et mon moi intérieur : c’est ma façon de m’aimer assez et me respecter pour mieux profiter de la vie.
Quel message aimeriez-vous transmettre aux massothérapeutes agréés qui reçoivent des clients qui vivent avec la douleur chronique?
Le message le plus important serait l’écoute du client et l’accueil : prendre le temps de connaître le bagage de douleurs physiques et psychologiques. Ces deux types de douleur, selon moi, sont indissociables et font malheureusement partie intégrante des personnes vivant avec de la douleur chronique.
Pour réussir une intervention auprès des patients, il faut ensemble former une équipe « patient-professionnel ».