Le Massager

Lorsque nous entendons dire qu’une personne est atteinte de sclérose en plaques, nous avons immédiatement à l’esprit l’image d’une personne qui souffre, qui est fragilisée et perturbée dans son fonctionnement habituel. Parce que tous les aspects — qu’ils soient physiques, mentaux, sociaux, émotionnels, spirituels ou sociétaux — sont à un degré ou à un autre affectés, elle recherche la guérison et, à défaut, un soulagement, le maintien de son état de santé présent. Que peut-on réellement offrir à la personne atteinte de sclérose en plaques qui nous demande une consultation ? Car il ne s’agit pas simplement de détendre, de relaxer, de soulager un muscle endolori, de regagner une amplitude articulatoire perdue d’une personne relativement en santé… Nous avons dans notre bureau et sur notre table de massage une personne atteinte. Comment allons-nous nous y prendre pour nous assurer que notre massage va effectivement procurer à cette personne les résultats attendus ?

 

LE QUESTIONNAIRE SANTÉ : UNE EXIGENCE INCONTOURNABLE

Comme on le sait maintenant, la sclérose en plaques (SP) se présente sous diverses formes et stades d’évolution ; les symptômes éprouvés sont nombreux et variables d’une personne à l’autre et, chez une même personne, ils varient d’un épisode à l’autre, affectent diverses régions du corps et leurs manifestations peuvent être temporaires ou permanentes. Dans ces conditions, il est essentiel de faire une collecte d’informations complète : sur les systèmes anatomiques, la douleur et autres sensations, sur le sommeil et la fatigue, sur les médicaments et leurs effets secondaires ainsi que sur le moment et le site de la dernière injection de médicament qui peut être le siège d’un gonflement dur et de douleurs. Y a-t-il lieu, par exemple, d’appliquer de la chaleur ou du froid ? Demandez à la personne comment elle y réagit. À chaque visite, révisez le questionnaire santé, afin de remettre à jour les motifs de la consultation, l’état d’esprit, l’état de santé, les symptômes au moment même de la consultation. Mais le questionnaire santé ne suffit pas: complétez-le par l’observation et la palpation dans une démarche d’évaluation clinique de la fonction musculaire, de bilan musculaire et sensitif ou encore de bilan fonctionnel kinésithérapeutique. Et comme dans notre monde « diagnostic oblige », référez-vous aux diagnostic et recommandations du neurologue.

À PROPOS DE QUELQUES TECHNIQUES DE MASSAGE (1)

Nous voici donc à la charnière où s’articulent pathologie et massothérapie et la question que nous devons poser est la suivante : Quelle est donc l’efficacité propre à la massothérapie pour une personne atteinte de la sclérose en plaques ? La massothérapie ne vise pas le traitement des poussées inflammatoires, elle ne prétend pas non plus modifier l’évolution de la pathologie. Ce que la massothérapie doit viser et vise, c’est d’apporter sa contribution à la gestion des symptômes physiques et psychologiques; c’est aussi d’améliorer la capacité générale d’action, la tonicité ou la posture de la personne atteinte et donc sa qualité de vie.

Massage suédois

Les auteurs consultés sont d’avis que le massage est indiqué chez la personne atteinte de sclérose en plaques car il active le système immunitaire, assiste le flux sanguin de retour et active le flux lymphatique. Il stimule aussi les récepteurs sensoriels de la peau et stimule la production d’endorphine, réduisant la douleur. (2) Toutefois, le massage n’est indiqué que pendant la phase subaiguë, lorsque le client est en période de rémission, plutôt que durant la phase aiguë au cours de laquelle les symptômes sont présents et que les fonctions sont diminuées. (3) Cependant, des précautions doivent être prises pour ne pas surstimuler le client, ce qui pourrait avoir comme résultat de provoquer des spasmes douloureux et incontrôlables. (4) Le massage peut être utile pour combattre le stress, la dépression et la spasticité. Dans les régions où il y a insensibilité, le travail de type non mécanique (c’est-à-dire l’effleurage très léger et le travail énergétique) est approprié. Le but du massage étant d’amoindrir l’intensité des symptômes, de relaxer le client, de diminuer le tonus des muscles rigides et de prévenir la raideur et les contractures (5), il y a lieu d’exercer une vigilance sur l’état physique et psychologique du client et de choisir les techniques et les manœuvres les plus appropriées au moment de leur application, par exemple dans les dysfonctionnements musculaires: manœuvres effectuées plutôt sur les muscles inhibés ou intoxiqués.

Limites

Le massage ne prétend pas guérir les maladies.

Problèmes posturaux

Le massage peut aider en complémentarité d’action avec une autre approche corporelle.

Utiliser la chaleur ou le froid ?

Les avis sont partagés, à savoir s’il devrait y avoir contre-indication partielle ou totale à l’application de la chaleur ou du froid, car il peut y avoir exacerbation des symptômes alors que le client peut ne pas être en mesure de donner en retour une information précise sur les effets de l’application. En l’absence de sensation ou dans l’incertitude, s’abstenir.

Contre-indications

Dans les cas de SP, lors des poussées ou crises inflammatoires, les opinions varient. Pour certains, le massage en général peut être contre-indiqué. Pour d’autres, cela dépend du type de symptômes et de l’expérience du thérapeute. Si la personne demande un massage à cette période : plutôt que de lui offrir une fin de nonrecevoir, un massage de relaxation doux avec effleurages peut être effectué.

Kinésithérapie

Tensions musculaires et raideurs

Efficace dans le traitement des douleurs causées par des tensions musculaires et des raideurs articulaires dues à l’inactivité physique, la surcharge mécanique ou la dégénérescence articulaire. Les mobilisations passives sont indiquées, faites lentement et sous le seuil de la réponse de l’étirement. Si la personne atteinte de SP conserve un contrôle musculaire suffisant, alors il est possible de recourir aux techniques de type « tenu-relâché » pour une recherche d’atteinte du seuil d’étirement musculaire maximal.

Fatigue

Alterner travail actif/renforcement musculaire et travail passif d’étirements et de pauses et pour terminer avec du travail actif.

Spasticité « inutile »

Il faut préciser que la spasticité « utile » est indispensable à la station debout pour les transferts de déambulation ; l’autre, l’« inutile » en quelque sorte, qu’il y a lieu de réduire, voire d’éliminer, est celle qui est gênante au quotidien et qui sur le long terme amène des complications musculaires ou tendineuses, voire articulaires. Mobilisations passives pour aider à contrer de possibles déformations articulaires ou musculaires.

Insuffisance respiratoire

Le déficit musculaire des abdominaux, extenseurs rachidiens, intercostaux ainsi que certaines déformations du rachis secondaires à un déficit musculaire du type cyphose ou scoliose peuvent expliquer l’insuffisance respiratoire chez certaines personnes atteintes de sclérose en plaques. Il y a lieu de renforcer les muscles déficitaires, la coordination des muscles et du souffle ; un travail postural d’amélioration des capacités de la cage thoracique est approprié.

La douleur

La palpation aura permis de déterminer les techniques ou les manœuvres qui conviennent pour atténuer la douleur.

Contre-indications générales

La kinésithérapie n’intervient pas en présence d’un état inflammatoire.

Trager

Mouvements souples et rythmés faits de balancements, de vibrations, d’oscillations, d’étirements, de tractions et de rotations. Utilise le mouvement pour produire des effets sensoriels particuliers, agréables et positifs, qui seront perçus par le système nerveux central. Cette perception, à travers les nombreuses voies de communication neurosensorielles entre l’inconscient et les muscles, amorce peu à peu des changements dans les tissus. On remarque la disparition des douleurs et des troubles précis de même qu’un accroissement de la vitalité et de l’énergie. La posture et la démarche du client se dégagent puisqu’il est plus relaxé et mobile et qu’il trouve habituellement plus d’aisance à accomplir les tâches quotidiennes. Comme les effets sont cumulatifs et le fruit d’un apprentissage, il profitera d’une série de séances.

Indications

Troubles graves du système neuromusculaire qui ne réagissent pas de manière satisfaisante aux thérapeutiques classiques. Douleurs dorsales et lombaires et pour les handicaps corporels et psychocorporels. Aucune contre-indication particulière n’est signalée dans la littérature consultée.

Drainage lymphatique manuel

Indications

Pour traiter les problèmes reliés à la circulation sanguine et lymphatique, comme dans les cas de varices, de cellulite et d’insuffisance veineuse. Précautions dans la sclérose du sinus carotidien, les cas d’hyperthyroïdie, de thrombose, d’œdème cardiaque et d’asthme bronchial : exercer alors des pressions plus douces, éloignées des régions affectées, et diminuer le temps de la séance.

Contre-indications

D’ordre général. Contre-indications particulières non signalées dans la littérature consultée.

SYMPTÔMES DE LA SP ET MASSOTHÉRAPIE (6)

Fatigue spécifique à la SP (7) et fatigue musculaire

Massage

Courte séance avec alternance de massages et de repos ou cesser le massage: la fatigue peut provoquer une exacerbation des symptômes; si le client a signalé un état de fatigue consécutif à un manque de sommeil, le massage de détente est tout indiqué. Aucune contre-indication au massage n’est signalée dans la littérature consultée.

Les manifestations neurologiques

Altération de la sensibilité (dysesthésie et paresthésie)

Engourdissements, picotements, douleurs, sensations de brûlure, démangeaisons, fourmillements plus fréquents dans les jambes et les pieds, mais aussi aux niveaux du tronc, du visage ou d’autres parties du corps.

Massage :

  • si hypersensibilité, masser aux alentours de la région affectée, particulièrement en amont de la région ;
  • s’assurer de choisir et d’exécuter des techniques et des manœuvres qui ne risquent pas d’exacerber la perception des sensations ;
  • avec ces troubles de sensibilité superficielle peuvent coexister des troubles proprioceptifs ou sensitifs plus profonds; perte ou diminution de la perception du mouvement de membres ou parties de membres dans l’espace ou encore une perte ou diminution de la perception de la vibration au niveau osseux. Dans ces circonstances, il y a lieu d’être prudent, car ces troubles profonds peuvent cacher un trouble de la perception de la douleur et un traumatisme quelconque : entorse, brûlure…

Contre-indications au massage :

Ne pas masser directement la région hypersensible.

Douleurs neurologiques

Massage :

  • s’il s’agit de douleurs neurologiques, ne pas traiter la zone où la douleur est la plus importante. Se fait à distance, par exemple massage sur les zones réflexes. Peut se faire dans la zone en amont de la douleur sur le trajet du nerf. Utiliser le massage réflexe ou le drainage lymphatique. Manœuvres à intensité légère, sur le plan proximal et modérée sur le plan distal ;
  • application 20 minutes et moins avec un temps de repos et reprise.

Contre-indications au massage :

S’il s’agit de névralgie, c’est- à-dire de douleurs nerveuses qui se manifestent de façon aiguë, lancinante ou ressemblant à un choc électrique le long d’un nerf, alors éviter de masser la région affectée.

Névralgie faciale :

Il est ici contre-indiqué de masser.

Les manifestations musculaires

Raideur musculaire constante (spasticité)

Massage :

  • il y a lieu d’indiquer que les techniques neuromusculaires conviennent dans le cas de SP tout en évitant d’exacerber les autres symptômes ;
  • les techniques et les manœuvres utilisées en massage et en kinésithérapie se feront dans les régions de contractions simultanées des muscles agonistes et antagonistes telles que celles des muscles antigravitationnels ou posturaux des membres inférieurs, dont les gastrocnémiens, les quadriceps face antérieure, les adducteurs de l’aine, et, pour les membres supérieurs, les biceps brachiaux et les pronateurs des avant-bras.

Contre-indications au massage :

  • le massage peut éventuellement exacerber la spasticité. Cependant, il ne s’agit pas là d’une contre-indication stricte, mais d’une précaution. Il vaut mieux s’informer auprès des responsables cliniques ou du neurologue ;
  • aucune contre-indication absolue mentionnée dans la littérature consultée.

Muscles paralysés, flasques (absence ou faible tonus) et faiblesse ou paralysie partielle ou totale localisée au visage, bras et jambes

Massage :

  • les manœuvres de massage ainsi que des mobilisations passives pour les bras et les jambes peuvent être exécutées en identifiant les zones peu sensibles ou insensibles ;
  • manœuvres à intensité modérée, de superficielles à profondes ;
  • effleurages, étirements, percussions légères, étirements doux ;
  • les manœuvres peuvent précéder le travail kinésithérapeutique ou réé- ducatif ;
  • sur les muscles spastiques, éviter les manœuvres vives; manœuvres de faible intensité ;
  • massages par pressions statiques ou intermittentes, vibrations lentes et fines, étirement doux dans les régions du bras et de l’avant-bras ;
  • recours au drainage lymphatique manuel ;
  • massages locaux /région de courte durée (moins de 20 minutes) ;
  • pressions glissées, pressions variables sous le seuil de la douleur; manœuvres longitudinales et transversales ;
  • frictions et pétrissages profonds ;
  • vibrations et percussions ;
  • massage local /régional d’une durée de moins de 20 minutes avec répétition ;
  • en cas de troubles moteurs, effectuer les manœuvres sur les muscles peu ou pas contractiles et les muscles antagonistes des muscles agonistes n’opposant plus de résistances; les manœuvres rapides ou lentes.

Contre-indications au massage :

En présence d’ostéoporose, éviter les mobilisations passives.

Spasmes douloureux aux jambes

Massage :

  • il est tout indiqué d’exécuter des étirements passifs pendant 1-2 minutes ;
  • procéder à l’étirement de chaque groupe musculaire des mollets en allant vers les muscles fessiers et de l’aine et faire un massage classique des membres inférieurs.

Aucune contre-indication au massage n’est mentionnée dans la littérature consultée.

Manifestations diverses

Enflure des mollets et des chevilles

Massage :

En présence d’œdème (enflure), il est préférable de procéder à un drainage lymphatique. Un massage d’appel peut aussi être effectué.

  • commencer et terminer par un long effleurage englobant l’attache du membre sur le tronc ;
  • travailler d’abord la partie proximale du membre (par exemple, la cuisse) en insistant sur les pressions glissées et les drainages ;
  • progresser vers la partie distale (par exemple, le genou, puis la jambe et enfin le pied) en reliant chaque partie aux précédentes par des effleurages et des drainages.

Contre-indications au massage :

  • si l’enflure est accompagnée d’autres symptômes tels que par exemple le manque de souffle, la toux, une impression générale de faiblesse, le thérapeute pourrait se trouver devant une manifestation de dysfonctionnement cardiaque ; si l’enflure est accompagnée de douleurs et de rougeurs, il pourrait s’agir de thrombose veineuse, alors s’abstenir de masser ;
  • en l’absence de diagnostic médical, référer la personne à son médecin et s’abstenir de masser.

Céphalées (maux de tête ordinaires ou aux allures de migraines)

Massage :

  • recourir aux techniques de massage pour les céphalées et migraines ;
  • procéder notamment à l’examen du sterno-cléido-occipito-mastoïdien ;
  • recourir éventuellement au massage longitudinal.

Contre-indications au massage :

Dans tous les cas de doute sur l’origine de la douleur, s’abstenir d’exécuter des manœuvres dans la région cervicale.

État dépressif et anxiété réactionnels ou endogènes

Massage :

Si pendant le massage le client devient euphorique ou en pleurs, lui demander s’il y a lieu d’arrêter le massage et continuer à l’assister.

Aucune contre-indication n’est mentionnée dans la littérature consultée.

Troubles intestinaux : la constipation

Massage :

Le massage abdominal peut être envisagé en l’absence d’autres symptômes ou conditions adverses.

Aucune contre-indication au massage n’est mentionnée dans la littérature consultée.

Amoindrissements du schéma corporel (ou postural)

Massage :

  • sur les zones déficitaires, dont principalement, le dos et la nuque ;
  • manœuvres globales s’adressant à des régions entières et d’intensité suffisante et perceptible par le client ;
  • à associer à des mobilisations articulaires ;
  • durée de moins de 20 minutes avec répétition.

Aucune contre-indication au massage n’est mentionnée dans la littérature consultée.

CONCLUSION

Le massothérapeute qui est en présence d’une pathologie complexe doit faire preuve d’un savoir-faire méthodique et responsable. Car, si les dispositions intérieures et l’écoute sont importantes, la qualité des gestes de la thérapie par le massage l’est autant.

C’est dire que la connaissance des symptômes d’une pathologie et des effets du massage permettent de faire un choix respectueux, efficace et approprié quand il s’agit du soulagement et du bien-être de la personne qui se confie à nous.

Prendre soin de la personne atteinte de SP avec compétence et la soulager, c’est là notre but et notre satisfaction.

PAR GEORGES TORMEN – LE MASSAGER NOVEMBRE 2007

NOTES

1 Il n’est pas possible dans le présent article de recenser les quelque 80 techniques de massage et de travail corporel, ni d’en exposer les applications notamment dans le cas de la SP. Nous avons choisi de concentrer notre attention sur le massage suédois, le Trager, la kinésithérapie et le drainage lymphatique. Précisons que ce choix n’a pas pour but ou effet de disqualifier les autres techniques ; ces dernières au contraire requièrent qu’on y consacre du temps de recherche, d’expé- rimentation clinique et de publication des résultats. De plus, il faut reconnaître que la massothérapie n’est pas la seule approche à traiter les personnes atteintes de SP, que ces approches soient des types biomécanique ou énergétique ou nutritionnel ou psychocorporel.

2 Société de sclérose en plaques d’Australie Ouest : www.multiple.wa.asn.au/services_new.html

3 M. B. Braun & S. J., Simonson. Introduction to Massage Therapy, 2e Edition, LW & W, 2008, p. 587.

4 Ruth Werner. A Massage Therapist’s Guide to Pathology, 3e Edition, LP & W, 2005, p. 193-198.

5 S. G. Salvo et S. K Anderson. Mosby’s Pathology for Massage Therapists, Evolve, 2004, p. 156-157.

6 Paul O’Connor. La sclérose en plaques. Un guide indispensable, Collection Santé, Guy Saint-Jean Éditeur, 2003. Société canadienne de la sclérose en plaques : http://www.mssociety.ca/fr/ www.mswatch.ca/education/classes/ Chapter.aspx?SectionId=3ca7a5dd-54fb- 477f-8be4-771e248ee41e Multiple Sclerosis International Federation : http://www.msif.org/fr/ MedlinePlus : http://www.nlm.nih.gov/medlineplus/multiplesclerosis.html M. Dufour, P. Colné, P. Gouilly, G. Chemoul. Massages et massothérapie Effets, techniques et applications, Maloine, 1999. Jean-Louis Gouget, Image et schéma corporels : http://www.sante.cc/esthetique/reflexions/sc hemcorp/schemcorp.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%A9 ma_corporel http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9cu_ corporel

7 Université SP Canada : http://www.nationalmssociety.org/site/Page Server?pagename=HOM_LIB_sourcebook _fatigue