Site officiel de la Fédération québécoise des massothérapeutes

Le massager

 Il n’existe pas encore de traitement contre la sclérose latérale amyotrophique. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que certaines personnes se tournent vers les thérapies complémentaires.

Ces approches alternatives ne guérissent pas le SLA et ne visent pas non plus à remplacer les traitements standards. Cependant, selon les personnes vivant avec cette terrible maladie, certaines techniques complémentaires facilitent leur gestion des symptômes et procurent même un certain soulagement.

Pour savoir comment l'intervention en massothérapie peut aider, voici un article intéressant.

 

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Alain Beauregard
Vol. 31 numéro 4

Vous attendez un enfant ? La grossesse est souvent une période de grand bonheur pour un couple mais elle suscite également de nombreuses questions. Les femmes enceintes doivent souvent composer avec des émotions intenses comme le stress et l’anxiété. De plus, l’accouchement suscite certaines appréhensions auprès d’une majorité de femmes enceintes.

Rassurez-vous, il existe plusieurs ressources pour bien vous préparer à vivre la grossesse et la naissance. Parmi celles-là, la méthode Bonapace s’avère une approche éprouvée scientifiquement pour une gestion de la douleur allant des derniers mois de la grossesse jusqu’au grand jour. La méthode Bonapace est le fruit de plusieurs années de recherche universitaire et d’applications pratiques en milieu communautaire.

Fondée sur les nouvelles découvertes de la neurophysiologie de la douleur, la méthode Bonapace vise à fournir aux futurs parents les outils nécessaires pour vivre ensemble, avec assurance et harmonie, la période de transition qu’est la naissance d’un enfant. 

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Alain Beauregard
Vol.31 numéro 3

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Fédération québécoise des massothérapeutes
Vol. 31 numéro 2

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Alain Beauregard
Vol 31 numéro 1

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Alain Beauregard
Vol. 30 numéro 2

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Alain Beauregard
Vol. 30 numéro 1

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Michèle Guérin
Vol. 29 numéro 4

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Michèle Guérin
Vol. 29 numéro 3

 

Il y a un peu plus de huit ans, j’avais vu un reportage à la télévision française où l’on interviewait notamment des Allemands, des Australiens et des Anglais, la plupart étaient des kinésithérapeutes ou des physiothérapeutes qui s’étaient rendus en Thaïlande pour suivre des cours au Wat Po. La majorité des participants affirmaient que cette formation était rigoureuse et intéressante. Il n’en fallait pas plus pour semer chez moi cette graine de curiosité et d’aventure. Par la suite, mes lectures ont confirmé mon intérêt d’aller suivre une formation en massage thaï.

 

Je suis donc partie le 25 décembre 2011 pour suivre mon cours au Wat Po. Le Wat Po de Bangkok a trois écoles affiliées : une à Nonthaburi, une à Chiang Mai et une à Salaya. J’ai choisi celle de Chiang Mai parce qu’elle est située au nord (il fait donc moins chaud) et le fait que cette ville soit plus petite que Bangkok (la ville de Chiang Mai compte 175 000 habitants) m’a attiré.

 

Qu'est-ce que le Wat Po

En 1782, le roi Rama I restaure le Wat Po pour en faire un monastère royal de premier ordre. Après cette restauration et durant le règne de Rama I et Rama III, le Wat Po deviendra le centre des arts et de connaissance où la sagesse Thaï sur la médecine traditionnelle et les massages seront réunis pour les générations futures.  Que cela soit pour les recettes de plantes médicinales, les diagnostics et les traitements pour les problèmes courants ou les maladies chez les bébés, les écrits et les dessins sur les techniques de massage et même des statues d’ascètes vénérés y sont conservées. C’est la première université ouverte à tous.

Le massage étant la base de la médecine thaïe traditionnelle, l’école élira domicile à l’intérieur des murs du monastère en 1955. C’est la première école de médecine thaïe reconnue par le ministère de l’Éducation en Thaïlande. L’école offre quatre cours de base soit la pharmacopée thaïlandaise, la médecine thaï, la formation pour devenir sage femme et le massage. Le Wat Po est reconnu mondialement pour ses traitements et ses cours de massages traditionnels. D’ailleurs, on désigne le massage qu’y est donné comme étant le Wat Po. Considérant sa renommée, beaucoup de Thaïs et d’étrangers sont venus y suivre des formations.

 

Rigueur et réputation

Le Wat Po profite d’une excellente réputation et la rigueur de son enseignement est reconnue par tous. C’est une école de prestige. Elle est la première à être sous contrôle du ministère de l’Éducation de la Thaïlande. D’ailleurs, tous les Thaïlandais, avec lesquels j’échangeais, avaient des commentaires élogieux pour cette école. Avant la création de cette école, les Thaïs transmettaient leur savoir de génération en génération, mais bon nombre de ces connaissances sont tombées dans l’oubli. 

C’est en 1836, suite à un décret royal du roi Rama III, qu’on inscrit le massage dans l’art et la science ancienne au même titre que la pharmacopée et la médecine traditionnelle. Le Wat Po devient une sorte d’université détenant les dessins de 60 points et lignes du corps humain et un guide pour soigner des problèmes spécifiques par le massage. En 1906, le roi Rama V, par un autre décret, fait traduire les écrits de différents dialectes en thaï puis en 1962, il ouvre un cours de massage invitant des professeurs expérimentés à venir donner leur cours au Wat Po.  Dernièrement, en 1991, à la suite de conférences et séminaires avec 18 professeurs, le massage thaï est né. Il comporte dix lignes majeures et doit être facile, efficace et à la portée de tous.

Le massage est donc une affaire sérieuse au Wat Po. En Thaïlande, la population considère le massothérapeute comme le premier professionnel de la santé que l’on consulte pour ses malaises physiques. Les Thaïs n’ont pas le réflexe d’aller à l’hôpital. Dans leur bilan de santé, ils vont jusqu’à demander aux clients s’ils ont des os cassés.

Je me suis fait masser plusieurs fois en Thaïlande, et j’ai constaté que ce ne sont pas tous les massothérapeutes qui ont suivi leur cours au Wat Po. Par contre, en Thaïlande, l’enseignement des dix lignes est respecté par tous. D’après mon expérience, la grande différence entre les massothérapeutes qui sont formés au Wat Po et les autres, c’est que ceux qui ont étudié dans la prestigieuse institution possèdent une meilleure compréhension des problématiques du corps, une écoute musculaire et un désir de résoudre l’inconfort physique. Avec un massothérapeute formé au Wat Po, nous sommes en présence de professionnels et de soignants.

 

Retour à l’école

Au premier cours, les professeurs nous remettent un sac contenant un livre sur le massage thaïlandais, un cahier pour prendre des notes et des photocopies avec photos expliquant les manœuvres du massage. La communication n’est pas toujours simple, mais des connaissances sommaires en anglais suffisent à se faire comprendre.

Le premier jour, la directrice de l’école m’a désigné mon professeur pour la journée. Nous commençons la formation en étudiant les différentes photos des photocopies et en les commentant. Ensuite, Ting, mon professeur, pratique les manœuvres sur moi. Par la suite, c’est à mon tour de pratiquer les mêmes manœuvres sur mon professeur. Ce dernier corrige mes manœuvres au fur et à mesure que je les pratique. Ensuite, nous alternons, c’est-à-dire que je reçois et je pratique différentes manoeuvres toute la journée. C’est une méthode d’enseignement basée sur la pratique et la répétition. Toutes les journées, on répète la même routine : prières, méditation et massage en alternance.

Les cours se déroulent sérieusement et dans la bonne humeur. La directrice et les professeurs nous transmettent leur savoir ancestral ainsi que la réputation du Wat Po qui est garante de la tradition et nous devons en être dignes. Au bout de cinq jours à six heures par jour, nous en sommes à l’examen. L’intégration est faite, il faut dire que je passais deux heures par jour à répéter la routine. L’examen consiste en une demi-routine qui dure entre 90 et 120 minutes. Un massage thaïlandais complet dure habituellement trois heures.

Au moment de l’examen, j’étais un peu nerveuse mais surtout confiante. L’examen s’est passé en présence d’un client et d’une examinatrice. Après avoir complété le bilan de santé, je commence mon massage. À la suite du massage, le therapeute doit demander  des commentaires au client et  donner des suggestions pour une vie plus saine et l’inviter à revenir se faire masser. J’ai réussi mon examen! Les professeurs sont tous venus me féliciter.

Pour devenir professeur au Wat Po, il faut de deux à quatre ans de pratique, mais il faut également avoir le contrôle de ses émotions, être un bon pédagogue et faire preuve d’empathie envers ses élèves. Un bon professeur doit bien faire pratiquer son élève afin que celui-ci gagne en assurance. Le rôle du professeur consiste notamment à encourager l’élève à persévérer. 

 

Vivre de la massothérapie en Thaïlande

Pendant mon séjour, j’ai rencontré trois massothérapeutes qui m’ont livré la raison de leur choix de métier. Les Thaïlandais sont des gens discrets, mais Chai a bien voulu se prêter au jeu. J’ai commencé par lui demander ce qui l’avait conduit vers le massage? « Je me suis fait masser souvent dit-il. J’étais curieux d’apprendre. J’ai donc suivi une formation au Wat Po. C’est quand un client, un canadien, m’a dit que je l’avais aidé, et qu’il ne s’était jamais senti aussi bien, alors, j’ai compris que c’était ma place ».

Peux-tu en vivre? « Pour le moment, non. Je masse à temps partiel. C’est aussi plus difficile pour un homme. Beaucoup de femmes et d’hommes n’aiment pas se faire masser par un homme. J’ai un autre business et dans un avenir rapproché, j’aimerais faire plus de massages et moins de business. Mon nom commence à être connu ».

À l’institut des Aveugles, j’ai rencontré monsieur Note. Je lui ai posé les mêmes questions qu’à Chai. « Avant de masser, je vendais des billets de loto sur la rue. C’est un métier difficile et cela devient encore plus dur en vieillissant ». La possibilité d’avoir un travail plus intéressant l’a poussé vers le massage. C’est le commentaire d’un client mal en point qui le remerciait d’avoir arrêté sa douleur qui l’a convaincu de son choix. Aujourd’hui, il masse à temps plein et il en vit.

La troisième personne rencontrée est une jeune femme. Je l’ai rencontré dans son bureau où le logo de Massage of Quality, délivré par le ministère du Tourisme de Chiang Mai était affiché sur le mur à côté de ses diplômes. C’est sa mère qui lui a enseigné le massage avant de poursuivre sa formation. L’attente des clients peut être longue. C’est un revenu modeste, mais un travail noble et apprécié.

Le métier de massotherapeute est très répandu dans le pays. Presque tout le monde connaît  une personne de son entourage qui le pratique. La population thaïlandaise voit le massage  comme une médecine traditionnelle. Le massage fait partie de la culture, c’est un métier noble qui est considéré comme une vocation. Le massage fait partie intégrante de cette société.   

Le fait d’être massothérapeute dans mon pays et d’être venue en Thaïlande et plus précisément au Wat Po, apprendre leur technique m’a permis plus de proximité avec ce peuple réserve qui aime l’harmonie. Nous avons un point d’ancrage et la curiosité réciproque nous a permis d’avoir des échanges sincères.

 

Le but de mon voyage n’était plus seulement d’apprendre une technique de massage, mais aussi de comprendre la réalité des gens qui pratiquent mon métier à l’autre bout de la planète.  Il est agréable d’être dans un pays ou la massothérapie est valorisée et reconnue par tous, du plus humble au roi! Pour moi, cette expérience fut beaucoup plus qu’une formation en massage thaï, mais réellement une expérience humaine enrichissante. J’y retourne, un autre cours m’attend en décembre 2012! 
 

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Référence :

Source ; http://www.wat-po.com

 

Marie-Claude Blanchet est massothérapeute agréée

Marie-Claude Blanchet
Vol. 29 numéro 2


Article : "L’équilibre fonctionnel pour soulager les douleurs lombaires"

 

L’objectif de l’intervention est de guider le corps à trouver lui-même une solution harmonieuse et non douloureuse, en appliquant les principes de la technique O.B.E.C. (Organisation, Biomécanique, Économique, Confortable). Nous suggérons par nos manœuvres, nous percevons les réactions et nous nous ajustons s’il y a lieu.

 

J’ai préparé ce document dans le seul but de partager avec vous ma méthode  de travail, qui est le résultat de mon expérience et de mes connaissances. Je suis bien conscient qu’il me sera impossible de traiter un sujet aussi vaste en si peu de mot.

Mon hypothèse est que l’harmonie des structures est perturbée ce qui amène un déséquilibre de la charge de travail, des douleurs et des symptômes observables localement ou à distance. La somme de ces symptômes n’est que le résultat des efforts du corps pour trouver une solution. Nous pouvons donc les traiter dans une vue d’ensemble. Le temps jouant un rôle dans l’accroissement des symptômes, il serait préférable de traiter le plus tôt possible; si nous tardons trop à intervenir, il y aura plus de symptômes à traiter.

La douleur étant subjective, il nous faudra établir en parallèle une façon objective de l’évaluer. Cette méthode objective d’évaluation s’attardera aux structures elles-mêmes, ainsi qu’à leur positionnement réciproque. L’intervention vise l’équilibre articulaire et musculaire qui soulagera la douleur. Donc nous intervenons sur les structures et non sur la douleur.

 

Vue d’ensemble

Le bassin et les deux dernières vertèbres lombaires forment un ensemble de 11 articulations gérées par des ligaments et des muscles. La mobilité de ces articulations est plutôt qualitative que quantitative. Il se forme des torsions limitant la mobilité articulaire, causant des douleurs qui se répercutent à différents niveaux.

 

L’évaluation se fait en position assise sur un banc à surface rigide, pour éviter l’influence des membres inférieurs. Nous recherchons les asymétries au niveau des épines iliaques postéro-supérieure. Nous pouvons observer une aile iliaque élevée, associée à une antéflexion et une fermeture. Les tensions musculaires lombaires sont généralement observées du côté de la rotation et la douleur est ressentie à la sacro-iliaque ou à la zone ilio-lombaire du même côté.

La rotation entraînée par l’aile iliaque sollicite les ilio-costaux du côté opposé, ce qui amène une tension musculaire excentrique et de la douleur. Le fait de masser, pour détendre les ilio-costaux tendus, provoque l’accroissement de la douleur car ceux-ci sont en contraction corrective. Ils freinent la rotation.

 

Il est préférable dans ce cas de traiter les muscles qui ont provoqué l’antéflexion de l’aile iliaque. Si nous réussissons à éliminer la cause de la rotation, les ilio-costaux n’auront pas besoin de stabiliser la rotation et cesseront leurs contractions, ce qui amènera un positionnement articulaire plus neutre et une diminution de la douleur.

 

Si nous levons la tension excentrique directement, par des techniques de rapprochement ou des techniques impliquant les OTG (organe tendineux de Golgi) il est probable que la cause initiale demeurera et même prendra de la puissance par faute d’opposition à la rotation engendrée par les contractions concentriques. C’est d’ailleurs de cette façon que souvent, s’installe la chronicité, en soulageant la tension corrective sans rééduquer.

 

La compréhension du bassin est importante, car il influence le positionnement des fémurs, qui, à leur tour orientent le tibia et le pied. Vers le haut, le bassin oriente la base de la colonne vertébrale qui doit, à son tour, compenser pour récupérer la verticalisation de la tête. Ces compensations en rotation causent la fermeture de l’espace intercostal et désorganisent la ceinture scapulaire ainsi que les membres supérieurs.

 

Les douleurs à distance sont parfois des tentatives pour solutionner le problème lombaire ou en sont l’origine. Par ex. : une arche plantaire peut s’affaisser pour tenter d’horizontaliser le bassin et soulager la douleur ou, par sa faiblesse, cette arche plantaire déshorizontalise le bassin, cause une dysfonction et la douleur. Autre exemple : une  douleur derrière la cuisse et le mollet peut indiquer une tentative de rétroversion du bassin ou son maintien. L’origine n’étant pas claire il est donc raisonnable de les traiter dans une compréhension d’ensemble.

 

Les lombalgies :

 

  1. Il y a les lombalgies musculaires sans déviations structurales, causées par l’activité occasionnelle, saisonnière ou la fatigue accumulée. Ces douleurs se traitent par le repos et un massage de détente générale sans trop d’appui aux zones douloureuses.
  1. Les lombalgies qui entraînent, en plus, des algies aux membres inférieurs, aux côtes, aux épaules ou à la tête. Ces symptômes à distance indiquent des tentatives pour fuir la douleur ou pour poursuivre l’activité. Les névralgies causées par une hernie ou un pincement arthrosique ont elles aussi provoqué des symptômes d’adaptation à distance, pour fuir la douleur, ce sont ces symptômes que nous traitons.
  1. Les lombalgies chroniques qui se sont installées dans le temps. Bien qu’elles aient pu être à l’origine un simple désordre mécanique ou une névralgie, avec le temps et les compensations antalgiques ou les compensations pour poursuivre l’activité, le tout est devenu un problème postural.

 

Les manœuvres :

Ces manœuvres ne sont que des suggestions pou libérer la zone lombaire. Le thérapeute qui les utilise doit bien en comprendre la portée.

 

  1. Gagner le volume de la zone ilio-costale par traction fasciale consiste à agrandir l’enveloppe du groupe musculaire ilio-costal le plus petit ou le plus rétracté, par une pression dirigée et non glissée, de l’intérieur vers l’extérieur avec la pulpe des doigts.
  1. Libérer la tension de la zone oblique interne consiste en une pression non glissée mais dirigée de l’extérieur vers l’intérieur prenant départ à l’épine iliaque antérieure allant jusqu'à la gaine des grands droits. Par la suite une pression semblable en direction de la colonne vertébrale, visant la zone du muscle psoas.
  1. Libérer la tension de la zone du dentelé inférieur, par une pression non glissée de la colonne vers l’extérieur et légèrement oblique vers le haut.
  1. Mobiliser la zone du carré des lombes en fixant les côtes avec la main de tête la main de pied soulevant le bassin par un appui des doigts sur l’épine iliaque antérieure. En demandant au client une poussée antérieure de courte duré de l’aile iliaque, suivi d’un relâcher et d’un étirement léger, on accélère le relâchement. 
  1. Massage de la zone du grand dorsal par des pressions glissées, avec la main pleine, répétitives et dans toute la longueur du muscle.
  1. Mobilisation de la zone ilio-coxo-lombaire, dans un premier temps le client est en décubitus avec les genoux fléchis et le bassin en rétroversion (zone ilio- lombaire). Le thérapeute mobilise de gauche à droite le bassin sur une surface équivalente à celle du sacrum. Dans un deuxième temps la manœuvre est reproduite avec le bassin en antéversion (zone ilio-coxygiène). Dans un troisième temps un genou fléchi et talon près de la fesse, le fémur en adduction, l’autre jambe allongée, le thérapeute initie un mouvement dans l’axe du fémur de façon passive, aidée et autonome. Une fois les deux jambes faites on termine par une légère oscillation, comme faite précédemment. Cette manœuvre peut être faite de façon autonome (par le client) pour libérer les tensions lombo-sacrées.

 

L’impact physique de l’intervention (objectif)

  • De façon objective nous devrions constater une horizontalisation des épines iliaques postérieures et un volume plus égal des ilio-costaux.
  • Physiologiquement les structures ont retrouvé leurs états primaires et l’harmonie qu’elles doivent avoir entre elles dans le mouvement.
  • Le corps a cessé de se battre contre lui-même pour trouver une solution, il passe en mode récupération.

 

L’impact émotif de l’intervention (subjectif)

  • Si nous avons bien expliqué à notre client que la douleur est habituellement proportionnelle aux torsions objectives, l’observation de l’amélioration de l’harmonie et de la symétrie constatées, devrait avoir diminué sa perception de la douleur.
  • La douleur peut aussi demeurer quelques jours, associées à la guérison ou à l’apprentissage du nouveau geste.
  • Psychologiquement si le client comprend les étapes du changement il acceptera mieux la situation, ce qui favorisera la guérison et l’implication personnelle s’il y a lieu.

 

Exercices ou auto-traitement 

  1. Ouverture et fermeture de l’ensemble thorax bassin sur banc dur en maintenant toujours une tension du plancher pelvien, sans tirer les épaules. Le mouvement doit partir du bassin.
  2. Même position de départ avec tension du plancher pelvien, élever de 10 cm chaque jambe alternativement, sans autre mouvement du tronc.
  3. Plusieurs autres exercices ont été développés mais dépasse le cadre de ce document.

 

Conclusions

  • Le corps s’adapte aux traitements, aux médicaments, aux chirurgies comme à l’entraînement. Le fait de lui faire choisir une solution non douloureuse tout en maintenant un certain équilibre entre les structures, lui conserve son autonomie d’ajustement.
  • Rappelez-vous qu’il vaut mieux progresser lentement dans notre intervention que d’en perdre le contrôle.
  • Écouter les réactions du corps lors de l’intervention permet une évaluation constante de la situation et donne un nouveau sens à toutes vos connaissances.

 

* Jean Lalonde est masso-kinésithérapeute agréé

Si vous avez des questions : j.lalonde4@sympatico.ca

 

 

Jean Lalonde *
Vol. 29 numéro 1